Lettre du Père Général – 7 - Mai 2009

Où va l’humanité ?

            Nous ne pouvons pas nier que la récente crise financière mondiale nous affecte, nous aussi en tant que Congrégation. Il suffit de questionner nos économes… Bien que les gouvernants tentent de nous convaincre que « la crise est déjà passée », il est bon de profiter de ce moment historique pour faire une analyse plus critique et plus profonde de la réalité mondiale. La crise financière est seulement la pointe de l’iceberg.
Dans une récente déclaration, la Conférence des Evêques du Brésil a affirmé : « La crise financière et économique est à peine une partie de la crise plus profonde qui est la crise sociale, politique, étique et spirituelle. Toutes les dimensions doivent être considérées avec courage et lucidité, en vue d’une issue soutenable.
En quelques jours 15 trillions de dollars (15 000 000 000 000) ont “disparu”, menant à la faillite de grandes banques et entreprises. Le résultat révèle l’approfondissement de la crise sociale : démissions en masse, toujours plus de chômeurs, plus de faim, de larmes et d’insécurité… A tout cela s’ajoute la souffrance de tant de migrants de notre monde qui, chaque jour, recherchent de meilleures conditions de vie dans d’autres pays. Ici, en Italie, par exemple, où arrivent des milliers de personnes d’Afrique, ce phénomène s’avère très important.
Il est triste de penser que, toutes les cinq secondes, un enfant de moins de cinq ans meurt de faim ou bien de dénutrition. Et ce n’est pas par manque de ressources économiques ! Nous assistons chaque année à un transfert de 1,3 trillions de dollars, à destination des guerres. Outre l’amplification incessante des inégalités sociales, on assiste aussi à une certaine déprédation de la nature. Notre mère la Terre crie, nous signalant qu’elle ne supporte plus tant d’explorations. Ces signes sont : réchauffement global, changement climatique qui nous surprennent toujours davantage, la croissante pénurie d’eau potable. Nous ne pouvons pas explorer indéfiniment les ressources limitées de notre planète. Nous avons besoin de nouveaux paradigmes qui orientent toute l’humanité. Initier un nouveau consumérisme en guise de solution du problème nous mène seulement à une situation encore plus chaotique et dangereuse. Un des signes du consumérisme actuel : 426 000 téléphones portables sont jetés quotidiennement, dans à peine un seul pays du monde, et changés pour un modèle plus neuf.
Où va l’humanité ? Que faisons-nous avec la planète Terre ? Que faisons-nous avec nos semblables ? Quel est le monde que nous préparons pour les générations à venir ?
Nous sommes au temps pascal. Dans une des apparitions de Jésus Ressuscité, Il a été confondu avec le jardinier. J’aime beaucoup penser au jardinier. Il surveille. Il n’a pas de grandes ambitions. Il a beaucoup de douceur. Il respecte le cycle naturel des plantes. Il n’est pas pressé. Le monde a besoin de “jardiniers”, qui soient signes de la résurrection, d’un nouveau mode de vivre, capables de présenter de nouveaux paradigmes à l’humanité. Nous avons besoin de veiller : veiller à la nature, veiller aux pauvres, veiller aux prochains, veiller à la communauté, veiller à l’Eglise.
Tout cela est-il en lien avec notre vie et mission d’Oblats ? L’article 12 de nos Constitutions nous rappelle le compromis que nous avons au service de l’Eglise. C’est le désir de notre fondateur que nous nous situions « dans la société humaine telle qu’elle est » et pas comme nous aimerions qu’elle soit. Christianiser la société « par tous les moyens possibles » : cela fait partie de l’horizon de notre mission. Nous devons nous souvenir ici de l’affirmation de Paul VI dans Evangelii Nuntiandi: “ La lutte pour la justice et pour la transformation est constitutive de l’évangélisation”.
Je me souviens de la décision suivante prise au Chapitre Général de 2006 : « Que chaque Province/Région explore des contacts avec des ordres religieux ou associations ecclésiastiques ayant pour finalité d’informer sur des sujets de paix internationale et de justice et comment avoir une voix influente en cela ?».

La cause de notre Bonne Mère

            Le 28 octobre dernier, j’ai présenté à Monseigneur CORRADINI, « promotor fidei » de la Congrégation pour la Cause des Saints un travail d’environ 100 pages, intitulé : La Cause de béatification de la Mère Marie de Sales Chappuis. Il s’agit d’une étude historique de la suspension de la Cause, réalisée par le Père Roger Balduccelli, lequel m’a accompagné. Je lui ai demandé d’élaborer un résumé du contenu et du propos de son travail, pour informer chaque confrère. Suit, ce qu’il a écrit :
“La Cause de béatification de la Mère Chappuis a été introduite en juillet 1897. Le 14 juin 1921, elle a été suspendue par Benoît XV, parce que, la veille, les écrits de la Mère Chappuis avaient été déclarés inacceptables par la Suprême Congrégation  du Saint Office. Cette suspension a été acceptée, sans restriction ni lamentation par le Père Célestin Rollin, osfs, au nom de la Congrégation. Le Père Rollin a assuré également à Son Eminence, le Cardinal Merry del Val, Préfet du Saint Office, que la Congrégation ne cheminera pas sur un chemin de faim spirituelle, puisque « les Oblats ont toujours cherché jusqu’à présent leur nourriture spirituelle dans les écrits de Saint-François de Sales exclusivement ». Ce « exclusivement » a quelque chose d’important à dire.
Malgré cette soumission honnête, la Congrégation ne peut pas aider, en faisant à elle-même des questions sur les écrits de la Mère Chappuis, sa co-fondatrice. Pourquoi furent-ils désapprouvés par le Saint-Office et considérés tant inacceptables, à tel point de demander la suspension de la Cause ? Restées sans réponse depuis 1921, ces questions donnèrent lieu à une étude, il y a quelques années de cela, dont les conclusions sont désormais disponibles à la Congrégation pour la Cause des Saints. Nous espérons qu’une recherche basée sur des preuves documentées permettra un jour de raviver la Cause et continuer à cheminer. 
Grâce au dossier de la Mère Chappuis aux Archives de la CDF (Congrégation pour la Doctrine de la Foi), nous en sommes arrivés à la conclusion suivante : Les écrits de la Mère Chappuis ont été déclarés inacceptables à cause d’une erreur fatale faite sur leurs contenus par trois des quatre consulteurs qui les ont examinés.  Ces messieurs ont assumé et dirigé leur investigation en la fondant sur une pré-compréhension selon laquelle les écrits révèlent la doctrine spirituelle de la Mère Chappuis. Mais il est parfaitement évident que cette pré-compréhension a été une équivoque. De la première à la dernière page les écrits sont composés exclusivement par ce qui est connu à la Visitation comme « redditions de comptes » qui sont des faits relatés à la Mère Supérieure (entre 1823 et 1826) et au Père spirituel (entre 1842 et 1844). En de tels écrits, il n’est nullement question d’enseigner une doctrine à qui que ce soit. Ces écrits ne contiennent toutefois, aucune doctrine compatible ou incompatible avec une quelque autre doctrine.
Que va-t-il advenir, maintenant que l’investigation des écrits est organisée et prise en main par les consulteurs qui ont détecté en ces écrits la doctrine de la Mère Chappuis ? Il vont crier indignement qu’ils se sont rendus compte que cette doctrine est souvent incompatible avec ce que l’Eglise enseigne ou bien avec ce qui est enseigné au sein même de l’Eglise. Cette incompatibilité les force à déclarer les écrits inadmissibles (« tolerari non posse ») et à demander que la Cause soit suspendue, ce qui est exactement ce qui est arrivé. Le 3 juillet, les écrits ont été déclarés inacceptables par l’assemblée des consulteurs, et le 13 juillet par l’assemblée des cardinaux du Saint Office. Le lendemain la Congrégation des Rites a été informée que la cause devait être suspendue.
Quelques précisions s’avèrent utiles à présent, quant au Père J. Lemius, le quatrième consulteur qui a examiné les écrits. Cet Oblat de Marie Immaculée a déclaré que, ayant fait son travail « avec toute l’attention possible » il devait conclure que « les 1045 pages écrites par la Mère Chappuis jour après jour, ne peuvent pas être perçues comme une expression d’une doctrine établie en son esprit ». Il est clair et précis : Père Lemius ne tombe pas dans l’erreur de ses collègues consulteurs. Dans ses écrits, il dit : « La Mère Chappuis n’enseigne rien ». Elle parle de ses expériences spirituelles, alors qu’elle demande à sa supérieure et son père spirituel qu’ils jugent de la réelle valeur des ses expériences. C’est toutefois une équivoque d’exalter ces expériences et d’en faire une doctrine aussitôt censurée. Il s’en suit que cette censure a été solidement basée sur une équivoque évidente. Elle peut être révoquée et doit être révoquée.
Quant à la Cause de béatification ? La suspension peut-elle être révoquée ?  Elle le peut, puisqu’elle est basée sur cette hypothèse : si la Mère Chappuis était béatifiée, ses écrits inacceptables seraient publiés inévitablement. Mais cette supposition est équivoque. Puisque ces écrits n’existent que manuscrits, ils ne pourraient pas être publiés sans la permission de la propriétaire du manuscrit. Si aujourd’hui, cette propriétaire était interrogée quant à savoir si elle accorderait vraiment la dite permission, si sollicitée. Elle répondrait qu’aucune permission ne sera jamais accordée à quelqu’un, que ce soit au Ciel ou bien sur la Terre. « Pourquoi non ? » vous dis-je. Non pas parce que les « redditions de comptes » de la Mère Chappuis pourraient peut-être choquer ou horrifier le dévot, mais parce que la Visitandine n’aurait jamais imaginé que ses petits secrets personnels pourraient un jour devenir ses « écrits » et être édités pour les vendre au public. Si quelqu’un avait mentionné cette horrible éventualité, elle aurait certainement, refusé d’un signe de tête, exprimé son chagrin et prononcé un ferme « non ». Mais s’il est vrai que les écrits ne seront jamais publiés, il s’en suit que la suspension de la Cause n’est pas adéquatement justifiée et que sa révocation devient une concrète exigence de la vérité et de la justice.

Roger Balducelli, OSFS           Email: pere.balducelli@wanadoo.fr

Je remercie, au nom de toute la Congrégation, l’ardent dévouement du Père Roger Balducelli durant dix années consacrées à ce travail. Prions pour que la vérité soit faite en cette affaire, pour la louange et la gloire de Dieu.

La situation actuelle de la Cause de notre fondateur

La Session Ordinaire des Cardinaux et Evêques sur l’héroïcité des vertus du Serviteur de Dieu, le Père Louis Brisson, a eu lieu le 2 octobre 2007. Le résultat des votes des 9 membres participants a été le suivant : 3 votes affirmatifs, 4 affirmatifs ad mentem (c'est-à-dire, un oui, non réellement exprimé, mais qui est en esprit. C'est-à-dire, un oui avec réserves) et 2 suspendus.
Il nous a été demandé un approfondissement de base en relation à deux points : La relation entre le Serviteur de Dieu et l’Evêque diocésain Mgr Cortet, incluant un profil plus approfondi de la figure de l’Evêque, et plus d’informations sur la période des vingt dernières années de la vie de notre fondateur.
La postulatrice, Sœur Madeleine-Thérèse Dechambre, Oblate de Saint-François de Sales, s’est dévouée durant des mois à répondre aux questions susdites, dont le résultat est le document Supplementum, de 144 pages. Ce document a été remis au Ponant de la Cause, Mgr Croci, chargé de l’étudier et de communiquer son « placet » par écrit à la Congrégation pour la Cause des Saints. Pour l’instant, Mgr Croci a seulement donné son approbation verbale du travail. Maintenant, il est nécessaire qu’il concède le « placet » par écrit pour qu’à présent le sujet revienne à l’ordre du jour d’une future rencontre des Cardinaux et Evêques. Il est possible que cette rencontre advienne en octobre prochain. Pour l’heure, il nous revient de continuer à prier pour la béatification, et attendre, avec espérance, le prochain pas.

Province de langue allemande

Les actuelles Provinces de l’Autriche-Allemagne du Sud et Allemagne formeront à partir du 1er juillet prochain la Province de langue allemande. Au cours d’un Chapitre d’élection, avec les membres des deux Provinces, qui a eu lieu à Fockenfeld le 14 avril dernier, le Père Thomas Vanek a été élu le premier Provincial de la nouvelle Province. Le Conseil Général a ratifié cette élection. Le 20 mai prochain aura lieu un nouveau Chapitre, au cours duquel seront élus les membres du Conseil Provincial. Ensemble, Supérieur Provincial ainsi que son Conseil, assumeront  leur charge à parti du 1er juillet 2009, jour de l’unification.
Je demande à vous tous, de bien vouloir accompagner de vos prières le Père Thomas Vanek, ainsi que les confrères qui seront élus membres du Conseil.
A la fin de la visite, que j’ai réalisée avec le Père Konrad Esser, j’ai écrit une lettre adressée aux membres des deux Provinces en processus de fusion. Je transcris ici une partie de cette lettre, considérant qu’elle peut être aussi utile pour d’autres confrères de la Congrégation.
« En tant que Congrégation nous sommes reconnus par l’Eglise avec le charisme de vivre et de divulguer l’esprit de Saint-François de Sales. Nous avons toujours besoin de retourner à notre identité et à notre mission. Il est possible que, au long des années, dans la pratique nous nous concentrions tellement sur nos œuvres que nous en oublions de maintenir les yeux fixés vers Jésus, et vers notre mission dans l’Eglise. Le danger est de considérer les moyens comme des fins. Nos oeuvres sont des moyens historiques pour concrétiser notre charisme, mais elles ne se transforment pas en partie intégrante de notre identité comme Oblats. Dieu nous a libérés pour être libres, et non pour retomber en esclavage tout au long de l’histoire. Nos vœux ont justement cette finalité : « Libérer notre vie pour un plus grand amour de Dieu et des tous le hommes, car seul l’amour nous rend parfaits » (Constitution 91). Le nouveau Provincial et son Conseil devront prendre les décisions en relation aux œuvres qui, durant de nombreuses années, ont été des moyens importants pour concrétiser notre mission. Mais tout laisse à penser, qu’à l’avenir, nous ne pourrons pas maintenir toutes les œuvres dans lesquelles nous sommes présents encore aujourd’hui. C’est simplement une question mathématique. Plus nous serons concentrés sur notre identité et mission, plus nous serons libres devant des œuvres qui, historiquement, ont servi de moyens pour vivre notre mission dans l’Eglise. Les œuvres sont importantes, mais non éternelles. Se défaire d’une œuvre, face à une nécessité historique, ne signifie pas vivre une perte, ni non plus mépriser les confrères qui en cette œuvre ont dédié de nombreuses et précieuses années de leurs vies. Nous admirons et respectons profondément chacun de nos confrères. Mais nous devons êtres conscients que nous vivons un autre moment historique. Les œuvres passent ; notre charisme et mission demeurent.
Le Supérieur Provincial et les Supérieurs des Communautés ont au cœur de la Province une mission déterminée. Le Provincial « assume une grande responsabilité à propos de la vie intérieure » des confrères, et « dirige la vie et le travail des communautés de sa Province » (Constitution 319). Pour cela, il est prévu « au moins une fois l’an » qu’il visite tous les confrères (Constitution 324).
Dans la communauté locale la fonction du supérieur local est d’une importance vitale quant à la qualité de la vie communautaire. Quand un supérieur est zélé et attentif aux nécessités, il est par conséquent source d’une ambiance réellement salésienne au sein de la vie communautaire. Une communauté devient ainsi évangélisatrice, par elle-même. Ses membres sont alors en condition pour mettre en œuvre toutes leurs énergies à la mission qui leurs est confiée. J’encourage les supérieurs des communautés à réellement prioriser leur mission à l’égard des confrères qui leurs sont confiés.»


Notre mission en Inde

Suite à un processus d’évaluation sur le programme de formation de nos candidats et jeunes Oblats en Inde, le Conseil Général a décidé de réaliser quelques altérations. En premier lieu, il a été décidé que les candidats feront leurs études de philosophie avant l’année de noviciat.
Le début de la construction de la nouvelle maison de formation à Eluru – qui sera appelée Brisson Nilayam – est retardé. Le motif principal a été le climat de persécution des chrétiens en Inde. Mais maintenant la construction est en cours. La fin des travaux est prévue pour le mois d’octobre prochain. La visite que j’aurais du faire maintenant, en mai, accompagné du Père Konrad Esser, est reportée à la seconde quinzaine d’octobre.
Le mandat du Père Mathew Mukkath, comme délégué du Supérieur Général et comme membre du Conseil Local a été prolongé jusqu’en octobre.          Ce 17 mai, le scolastique Jayaraj Arepalli fera sa Profession Perpétuelle. Le 12 juin prochain les jeunes scolastiques Mathias I. Kumar et Rayappa Reddy Yeruva seront ordonnés diacres à Mangalore.
Le Père Mukkath est en contact avec l’évêque du diocèse de Guntur, en vue d’assumer une paroisse dans ce diocèse même. Le Père Mark Mealey aide quant à la rédaction du contrat entre nous, Oblats, et le diocèse.
A présent, du 6 au 11 mai, tous les confrères de l’Inde sont réunis pour la retraite annuelle, dirigée par le Père Sebastian Leitner.
Je vous renouvelle à tous, ma demande de garder en vos prières nos confrères et notre mission en Inde.

 

Diverses annonces

Nouvel Econome Général : Le Père Joseph Morrisey est le nouvel Econome Général de la Congrégation depuis le 1er mai 2009. Il remplace le Père Robert Mancini, qui a accompli ce service durant plus de cinq ans. Au nom de tous, je remercie, de tout cœur, la Père Mancini pour avoir accompli ce service avec abnégation et dans l’esprit salésien. Je sais que vous vous unirez à moi dans la prière pour demander que Dieu illumine et oriente le Père Morrisey, qui assume ce ministère en des temps bien mouvementés en terme d’économie mondiale. Le Père Konrad Esser continue comme Assistant de l’Econome Général.

Commission pour l’Education Salésienne pour les Jeunes - Suivant la décision du Chapitre Général de 2006, le Conseil Général a nommé la Commission pour l’Education Salésienne pour les Jeunes. Ses membres sont le Père Bill McCandless (coordinateur), le Père Bruno Lecoin et le Père Ferdinand Karer. En mars dernier cette commission a organisé sa première réunion, à Rome. La Commission a soumis diverses propositions au Conseil Général. Ils sont en train de planifier des évènements impliquant la direction et les élèves des écoles que nous, Oblats, avons dans le monde.

Remerciements - Récemment la Province des Pays-Bas a fait un don de 200 000 €uros au Fond du Chablais, ainsi qu’une contribution de 80 000 €uros à la Mission de l’Inde, qui servira à aider à la construction de la maison de formation à Eluru, dans l’état de Andra Pradesh. Aux confrères de cette Province, vont nos cordiaux remerciements. Ces remerciements s’étendent à tous ceux qui ont contribué au Fond du Chablais, soit personnellement, soit comme communauté ou bien encore comme Province.

Province de Wilmington-Philadelphie - Le Provincial, le Père James Greenfield réalise actuellement la visite canonique aux confrères de la Province. Il vaut la peine de souligner le nouveau programme qui a débuté en septembre dernier à DeSales University. Il s’agit du « Centre pour discernement », qui accueille des jeunes universitaires qui discernent la possibilité de la vocation à la vie religieuse, au sacerdoce ou bien aux ministères laïcs dans l’Eglise, tout en continuant leurs études universitaires. Le premier groupe a commencé avec 19 étudiants (14 jeunes filles et 5 jeunes garçons). Le Père Christopher Hudgin, osfs, est le coordinateur du Centre, et une Sœur Oblate coordonne le groupe des jeunes filles qui vivent dans ce centre. Ce programme est un nouveau pas en terme de promotion des vocations. Je remercie la Province pour cette heureuse initiative !

Province de Toledo-Détroit - Le Provincial, le Père David Whalen réalise également la visite canonique de sa Province. Comme en juin de chaque année, les confrères de cette Province se réuniront en Assemblée. La semaine précédant l’assemblée sera réservée à la retraite salésienne offerte aux confrères. En juin également, aura lieu l’habituelle semaine de l’Accompagnement des leaders salésiens, à laquelle participent des élèves de nos différentes écoles mais aussi des écoles des Sœurs Visitandines. Gardons présents en nos prières tous ces évènements. 

Province italienne - Ce mois de mai, accompagné du Père Shaju Kanjiramparayil, je visiterai les confrères de cette Province, en vue du processus de l’élection de nouveau gouvernement de la Province, prévue en septembre prochain. Le 30 mai, le diacre Andrea Giovannini sera ordonné prêtre. Gardons les confrères de cette Province dans nos prières.

Information du CIES - L’édition numéro 23 de la Commission Internationale des Etudes Salésiennes, ICSS Newsletter (mars 2009), attire notre attention sur l’article “L’histoire derrière l’histoire de l’introduction à la Vie dévote”. Je remercie, au nom de toute la Congrégation, le Père Joseph Chorpenning, coordinateur de la CIES, pour son travail. Ce récent article nous préparera certainement à la rencontre que nous aurons les 27 et 28 juillet prochain à Annecy en l’honneur des 400 ans de l’Introduction à la Vie Dévote, au début de la Rencontre des Supérieurs Majeurs.

Donne-leur, Seigneur, le repos éternel !

            Au cours de ces quatre dernières semaines, aux jours les plus significatifs pour nous, liturgiquement parlant, (célébration de la mort et de la résurrection du Seigneur), cinq de nos confrères sont partis vers la Maison du Père. L’un d’entre eux, est le Père Theodor Syberichs, qui est arrivé au seuil de la célébration de son centenaire de vie. Sauf erreur de ma part, il était jusqu’à ce jour l’Oblat le plus âgé. Pour eux et pour tous les confrères qui sont déjà partis pour l’éternité, nos prières de gratitude et de louange se dirigent vers Dieu pour tout le bien qu’ils ont réalisé et pour leur témoignage de vie d’Oblats qu’ils ont été.
Suivent, ci-dessous, les confrères qui durant cette année 2009, sont déjà partis vers la Maison du Père :

1. Père Johannes Wagner, Province Autriche-Allemagne du Sud, 83 ans, 62 ans de profession et 57 ans de sacerdoce. Décédé le 16 janvier.
2. Père John McMenamin, Province Tolédo-Détroit, 79 ans, 61 ans de profession et 49 ans de sacerdoce. Décédé le 19 janvier.
3. Père Joseph A. Connolly, Province Wilmington-Philadelphie, 87 ans, 61 ans de profession et 56 ans de sacerdoce. Décédé le 9 février.
4. Père Thomas J. Fitzpatrick, Province Wilmington-Philadelphie, 77 ans, 56 ans de profession et 47 ans de sacerdoce. Décédé le 16 mars.
5. Père Vincent de Paul Burcke, Province Wilmington-Philadelphie, 80 ans, 60 ans de profession et 51 ans de sacerdoce. Décédé le 7  avril.
6. Père Laurentius J. van de Raadt, Province des Pays-Bas (a travaillé pour la  Province Sud-américaine durant plus de 50 ans), 81 ans, 59 ans de profession et 54 ans de sacerdoce. Décédé le 10 avril.
7. Père Johann Allex, Province Autriche-Allemagne du Sud, 71 ans, 50 ans de profession et 44 ans de sacerdoce. Décédé le 13 de avril.
8. Père Theodor Syberichs, Province Allemagne (a travaillé presque 60 ans au  Brésil), 99 ans, 78 ans de profession et 73 ans de sacerdoce. Décédé 20 avril.
9. Frère Gert Mario Smith, Région Afrique du Sud, 90 ans et 67 ans de profession. Décédé le 4 mai.
Je rappelle ce que dit l’article 6 de nos Statuts Généraux : Chaque confrère Oblat se souviendra de son confrère décédé au cours de la messe et dans la prière.
A EUX TOUS, ACCORDE-LEUR SEIGNEUR, LA PAIX ETERNELLE !

 

Mon agenda

            Durant ce mois de mai, je ferai la visite aux confrères de la Province italienne.
            La dernière semaine de mai, je participerai, avec le Père Shaju, à la réunion des Supérieurs Généraux, ici à Rome.
Le 27 juin, je serai à Haus Overbach, pour l’inauguration du Science Collège, une annexe moderne de l’Ecole qui existe depuis de nombreuses années.
Du 26 juillet au 1er août, nous aurons à Annecy la Rencontre des Supérieurs Majeurs, qui inclura deux jours de colloque sur les 400 ans de l’édition de l’Introduction à la Vie Dévote. Le Conseil Général se réunira à Annecy les deux jours précédant le début de la Rencontre des Supérieurs Majeurs.
La seconde quinzaine d’octobre, accompagné de l’Assistant Général, le Père Konrad Esser, je visiterai nos confrères de l’Inde. A cette occasion aura lieu l’élection des nouveaux responsables de notre mission d’Inde. Il est aussi prévu la bénédiction de la nouvelle maison de formation, à Eluru.    

Je vous remercie d’ores et déjà de m’accompagner de vos prières.

 

 

Père Aldino José Kiesel, osfs.
Supérieur Général.